Et pour ceux qui se poseraient la question et qui prendraient goût à en vérifier la structure (je suis sûr qu'il y a des épris de convention littéraire, des mordus de texte argumentatif et des adorateurs du programme d'éducation du ministère qui nous dicte comment l'on doit écrire pour démontrer qu'on a des opinions (mais qui semblent nous en vouloir du même coup) parmi vous, qui perdront leur temps à vérifier le respect des règles ministérielles d'écriture (QUAND LA PENSÉE EST UNE MATIÈRE À EXAMEN) dans mon essai!)... Donc pour ceux qui feraient cela, je vous rassure tout de suite : sujet amené, posé et divisé, marqueurs de relation (mots-liens, cheval de sujet, introduction verbale, peu importe comment vous appelez ça, l'important étant que c'est présent dans le texte), conclusion partielle de paragraphe, conclusion, ouverture, questionnement... TOUT Y EST!
P.S. Dis donc, s'il y a des techniques argumentatives que vous connaissez ou une structure de texte argumentative que vous trouvez intéressante, ne soyez pas gênés d'en faire profiter les lecteurs éventuels : plus on est bon pour communiquer (plus on a d'outils), plus nos opinions sont prises en considération dans la lourde balance de l'injuste justice sociale.
Voici donc!
En premier lieu, il est vrai de dire que le multiculturalisme est un échec dans tous les États du monde qui se disent ouverts aux autres peuples. En France, par exemple, la communauté musulmane est telle que la simple prise de position de la France par rapport aux événements suivants les caricatures de Mahomet a déclenché une véritable crise de violence, l'armée ayant même dû intervenir dans certains conflits. Ce genre d'événements liés au multiculturalisme et aux problèmes qu'il apporte peut faire peur. Cependant, il faut comprendre que l'Europe est aux prises avec ces troubles culturels depuis longtemps, qu'on pense d'ailleurs aux deux guerres mondiales. Aussi, l'histoire du Québec est bien différente de celle de l'Europe. Le Québec a depuis toujours évolué grâce aux échanges culturels. Citons en exemple les échanges entre Amérindiens et colons français, d'où sont sorties des connaissances nouvelles et un nouveau peuple, le peuple canadien français. Avançons un peu dans l'histoire, jusqu'à la construction du Canadien Pacifique, vers 1880, lorsqu'une vague d'immigrés en provenance d'Extrême-Orient a permis l'élaboration du chemin de fer. De cette immigration et de ces échanges entre les deux cultures est née une communauté asiatique canadienne bien présente en Colombie-Britannique, qui s'est découverte bien des ressemblances avec les Premières Nations du Canada. Communauté d'où Adrienne Clarkson, notre ancienne Gouverneure générale. Enfin, notre adaptation à cette nouvelle communauté nous a menés à développer l'inoubliable pâté chinois, qui fait maintenant parti intégrante de notre culture, mais qui à la base avait été imaginé pour nourrir facilement et peu coûteusement les travailleurs asiatiques. Finalement, il faut garder en tête que l'ouverture culturelle est essentielle aux échanges entre les peuples, échanges si riches et enrichissants, même s'il faut parfois faire des compromis.
En second lieu, l'immigration toujours de plus en plus importante est devenue le seul moyen d'assurer un maintien stable de la démographie au Québec. Il est vrai que la venue d'immigrants d'origines des plus diverses amènent plusieurs problèmes d'accommodements de la part de la population québécoise et nécessite une ouverture culturelle de notre part, ce qui peut entraîner des conflits entre les cultures. Cependant, les ménages québécois produisent de moins et moins d'enfants. L'origine de souche est en chute libre, le taux de régénérescence de la population par la naissance étant insuffisant, à 1,039 enfants par famille. En 2020, on prévoit qu'environ 500 000 postes resteront non comblés, à cause du manque de main d'½uvre. Voilà un énorme un problème qui pourrait ruiner la reconnaissance industrielle internationale que se façonne le Québec depuis 400 ans. De plus, les régions éloignées des grands centres, comme la Mauricie et la Gaspésie, se vident inévitablement de leurs jeunes travailleurs. Résultat, l'économie des régions semble toujours plus instable et inquiétante. Par exemple, une usine d'alimentation Olymel, implantée en Montérégie depuis plusieurs décennies, devra sans doute fermer ses portes et mettre à pied plusieurs centaines de travailleurs, par manque de main d'½uvre qualifiée pour permettre l'expansion de l'entreprise dans ce milieu éloigné de Montréal. Bref, la seule solution à ces problèmes demeure l'acceptation de nouveaux arrivants, en provenance d'Asie, d'Afrique et d'Europe de l'Est, qui pourraient participer et faciliter le développement économique et la stimulation démographique des régions, car il est à noter que de plus en plus d'immigrés choisissent de s'installer en régions, les employeurs y étant plus nombreux et variés.
En conclusion, il est clair que ceux qui se ferment aux autres cultures s'empêchent d'avancer. Certes, l'isolement culturel assure à une culture une stabilité de fer et une tranquillité sans faille. Et c'est probablement la meilleure solution, du moins pour ceux qui veulent vivre entre quatre murs pour le reste de leur existence, vivre comme des taupes dans leur trou, bref dans l'ignorance totale. Vous me comprendrez dans mon ironie, j'en suis certain. Pour bâtir le Québec de demain et nous assurer une place sur la scène internationale, ne soyons pas des Ziplocs hermétiques et restons ouverts aux autres saveurs du reste du monde.



