Infections

Voici un autre joyeux texte de mon cru, écrit il y a quelques jours dans les interstices de mes draps. Sur le bord du coma nocturne, voilà mon crayon qui me faisait une crise d'épilepsie contre le verre glacial que sont les feuilles insomniaques de mon cahier d'écriture où mes tortures comme mes bonheurs se lisent avec patience et déraison. Je ne le place pas dans mon poésium : je considère que c'est plus un monologue satanique qu'autre chose. Un peu ''dark'' comme disent ceux qui ont l'habitude de dire ça, c'est-à-dire les gens comme moi (car oui, j'ai beau écrire parfois avec des phrases sans fin et du vocabulaire pris quelque part dans les nuages du dictionnaire, demeure que je dis ''dark'', ''what the f...'', ''Si j'aurais...'' et plein d'autres trucs du genre. Ben oui, à quoi servirait la perfection sinon à nous faire ch.... et à n'être qu'une utopie, le Pluton de notre technologie spaciale actuelle.
Quant à vous, vous êtes libres de considérer ce texte-ci comme de la poésie ou non. Dans l'un ou l'autre des cas, faites-vous plaisir!... en laissant de joyeux... ou de sataniques petits commentaires!
En passant, la photographie n'est pas de moi (heureusement pour ma vie!). C'est la première bombe nucléaire testée par l'Angleterre en 1957. Pour les curieux : http://www.dailymail.co.uk/news/article-455160/50-years-later-price-paid-atom-bomb.html.
Bonne lecture!


Infections

Décrépitude, anéantissement, déchéance, anarchie totale, tels sont les mots qui me viennent à l'esprit pour décrire l'image que je vois du haut de mon nuage, du haut de mon rêve. Rêve éternel, dois-je dire, car j'ai quitté ce monde depuis quelques vies! J'ai assisté à la déchirure des peuples, à l'exploitation des larmes, à la commercialisation de la maladie.

Éphémère sarcasme étouffé dans la passion de cet avancement hyper sélectif, de cette existence maudite qui vieillit le front et qui fige le c½ur... Ce réel pseudonyme, c'est l'homme : ce robot de sentiments, cet être de connexions. Et le fluide qui le traverse de la tête jusqu'au ventre, véritable gargouillis horrible de cadavres ancestraux, d'arbres découpés et de paysages lunatiques.

Cet organe de chair et de fer, le voici qui se naît de par lui-même, se créant à partir de sa déchéance, s'habillant de son passé pour se construire un avenir. Le voici qui profite de son cadavre pour se faire un corps. Et il se croit brillant dans le sombre crépuscule.

Une chose est certaine, à présent : il n'est plus le seul. Ses semblables s'écrasent par milliards sur le flanc des montagnes, débordent dans les vallées et s'agglutinent aux portes du céleste paradis. L'acte reproductif sauvage et primitif les a multipliés et transformés en une masse visqueuse éclatée aux quatre coins du monde dans un fracas de chair et de sang. Et vous en êtes l'affreux résultat.

Et la Terre en gronde dans son ventre, tel un cerveau harcelé et dépecé de ses propres idées. La Terre gronde, l'entendez-vous, horribles hommes, immondes créatures égoïstes et carnassières? Entendez-vous cet orage qui s'amène, ce démon obscène qui s'en vient vous bouffer? Non, le gargouillis de vos nombrils vous étrangle les oreilles et explose votre pupille. Non, vous ne l'entendez pas, vous continuez de manger, de fêter, de grouiller dans votre infection. Vous continuerez, jusqu'à servir de repas aux autres, à vos propres fils. Et ce sera leur tour de s'habiller de vos vies pour tisser les leurs.
Infections

# Posté le lundi 15 décembre 2008 20:25

Modifié le lundi 15 décembre 2008 20:56

Décalage horaire : la double face

Décalage horaire : la double face
Décalage horaire : la double face


Tant qu'à l'avoir comme pic principale de mon profil, autant vous expliquer ce que signifie à mes yeux cette photographie. Il s'agit d'une simple prise de vue de moi en face d'un large miroir, l'apariel étant tenu dans les airs par mon bras droit (qui paraît être le gauche à cause du reflet. Ce que je voulais représenter par cette photo, c'est la double personnalité que chacun de nous semble cacher, l'une consciente, l'autre plutôt inconsciente. J'ai représenté cette dualité de la personnalité de l'individu de plusieurs façons.
Le miroir nous renvoie une image qu'on n'a pas de nous en temps normal. Or, il est rare que l'on voit le ''visage'' de notre propre inconscient. Et souvent, nos amis et nos proches sont les mieux placés pour nous faire voir cette personnalité de laquelle on ne se doute pas. Ainsi, notre entourage agit souvent comme un miroir qui nous renvoie les défauts inattendus et les qualités que l'on ne se reconnaissait pas.
Il y a l'utilisation de la dualité jour/nuit. On remarque facilement la ligne, formée par la manipulation en négatif, qui part du millieu des yeux du haut et qui descend jusqu'au regard du bas. En observant le visage, on se rend compte que la partie de droite (celle avec les vraies couleurs) présente un sujet clair, alors que l'autre côté du visage (celui en négatif) présente un sujet sombre. Cependant, l'éclairage du visage de jour semble être celui de la nuit, alors que celui du visage nocture semble être éclairé par une fournaise derrière la tête. Un visage clair dans la nuit, un visage sombre dans le jour : ici, les deux personnalités de l'individu se mélangent pour créer ce qu'il est dans son ensemble. Le regard au bas de l'image, quant à lui, représente le regard du jour (la personnalité consciente) qui est débalancé lorsqu'il se tourne vers son autre personnalité. Ce déséquilibre se voit par le détachement de ce regard par rapport à la ligne verticale, brisant ainsi la symétrie de l'ensemble.
Le titre lui aussi présente cet esprit de dualité. Premièrement, le titre a deux parties : une qui représente un concept extérieur du corps, l'autre qui parle d'une réalité intérieure. Ensuite, il y a l'idée du décalage horaire, qui met en évidence les effets d'éclairage dans la photo. Finalement, ''la double face'' amène l'idée que les effets d'éclairage ambigus cache la dualité du visage de la personne (moi), de son esprit et de son être en entier.
Une longue explication, mais ne vous en faites pas, c'est l'une de mes photos pour laquelle j'ai fait le plus de recherche, j'avais donc plus de choses inutiles (ou non) à dire!

Je vous invite à faire une expérience sur la dualité du visage et de la personnalité. Photographiez votre visage de face, de façon à ce qu'on voit également les deux profils du visage (le nez au centre donc). Ensuite, sur l'ordinateur, sélectionnez le côté droit de votre visage (du nez jusqu'à l'extrémité droite), faites copier-coller et inversez l'objet collé selon un axe vertical. Ensuite, superposez cette moitié de visage sur le côté gauche du visage. En gros, c'est comme si vous aviez un miroir vertical passant par votre nez et que vous voyiez un côté de votre face former une tête complète dont les deux côtés sont semblables. Vous remarquerez sans aucun doute que les deux côtés de notre visage ne sont pas totalement symétriques. De plus, en observant un peu, et en répétant l'opération en copiant le côté gauche, vous serez à même d'observer la dualité du visage, véritable personnification corporelle de la dualité de la personnalité humaine. Bonne expérience!

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 23:10

Modifié le lundi 15 décembre 2008 18:02

Bienvenue au baptême de l'Antichambre noire

Il y a un proverbe bien de chez nous (vive le Québec, vive le Québec librrrre!) qui dit qu'une image vaut mille mots. La plupart de mes articles sont de vrais romans en terme de longueur (surtout le dernier, qui est si long que j'ai moi-même manqué de persévérance pour le relire). Donc, pour respecter le proverbe, j'ai décidé de vous présenter quelques uns de mes clichés préférés (et quand je dis ''clichés'', c'est pour nos amis de France). Suivant mon habitude, vous savez déjà que les mots demeurent ma plus grande source d'inspiration. Ainsi, il va sans dire que je commenterai chacune de ces photographies pour vous expliquer leur signification pour moi et le lien avec le titre sous lequel j'aurai baptisé chacune d'elles.
Je précise qu'à moins d'avis contraire, toutes ces photographies ont été préparées, prises et manipulées par nul autre que moi! Eh oui, Votre Agrammatical (comme si j'étais à vous, bande de possessifs!!!), en plus d'être un amant de l'écriture sous toutes ses formes et de draguer de temps en temps la philosophie, se fait aussi photographe!
Les articles où j'exposerai mes ''clichés'' avec les explications et tout seront identifiés par un logo spécial, celui de l'Antichambre noire. (voir plus bas) ... Bon soyez cléments envers ma piètre qualité de graphiste : je ne suis pas un photoshopeur et ne le serai jamais. En fait, je suis aussi bon en graphisme que je suis bon en photographie. Dans les deux cas, soyez compréhensifs de mon ''amateurisme'' et laissez des commentaires en grand nombre à propos de vos impressions sur mes photos.
Bon voyage dans l'Antichambre Noire
Bienvenue au baptême de l'Antichambre noire

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 22:06

Modifié le lundi 15 décembre 2008 18:04

Titre résumant une idée marquante du texte qui suit

Titre résumant une idée marquante du texte qui suit
Ceci est un texte argumentatif, type de textes de plus en plus utilisé dans divers domaines d'expression critique, tels que le journalisme et la polémique. Une telle production écrite doit, pour être efficace et intéressante, suivre une certaine structure. En effet, tout texte argumentatif se doit de commencer par une identification du sujet sur lequel il développera divers arguments et/ou faits importants. Ce prologue annonçant le contenu du dit exercice littéraire est appelé communément une introduction. Il permet d'amener le lecteur naïf à percevoir le monde tel qu'il le conçoit en l'analysant sous un point de vue spécifique. Bien évidemment, cela doit se faire de façon subtile. Ainsi, il est préférable de débuter d'abord avec le brossage d'une situation ou d'une réalité d'où surgira plus tard le sujet. C'est un peu une introduction à la dite introduction, autrement dit, le sujet amené. C'est aussi là que l'on énonce sa position face au sujet débattu. C'est la thèse que l'on défendra tout au long de l'argumentation. Il peut aussi être intéressant d'amener une certaine touche d'objectivité à notre travail en prenant en compte la position s'opposant à notre thèse, soit l'objection à votre opinion. Il est à noter que si notre choix est de tenir compte de cette opposition, il nous faudra réfuter par la suite celle-ci afin de bien convaincre tout lecteur pouvant encore douter de notre raison. Une fois que le décor est planté, nous sommes libres de poser clairement et simplement le thème du texte qui se développe sous nos yeux, le lecteur étant fin prêt à se plonger dans l'inconnu. C'est le sujet posé. On peut donc le dire : « Le sujet est ceci. » Vient ensuite l'étape cruciale d'établir les différents virages que prendra l'élaboration de notre écrit. Il est question ici de spécifier au lecteur les diverses facettes sous lesquelles le sujet sera analysé dans le but de prouver notre thèse, donc nos arguments. Il suffit de dire : « Ma position se reflète particulièrement dans un tel argument, appelons-le Argument Un, et dans un tel autre argument, appelons-le, vous voilà surpris, Argument Deux. »

Premièrement, le développement doit TOUJOURS commencer par une expression marquant la relation du paragraphe dans la structure du texte. Vous serez donc tout surpris d'apprendre qu'on appelle cette dite expression : un marqueur de relation. Il est de coutume, ensuite, d'identifier clairement notre Argument Un. Ainsi, le lecteur sait dès lors que cette partie du texte tentera, par cet argument spécifique, de prouver la thèse énoncée précédemment dans l'introduction. En effet, le confort et la confiance du lecteur sont essentiels pour conserver son attention sur le texte. Un lecteur perdu dans les mots ne pourra pas longtemps garder les yeux sur un texte dont il a perdu le fil. Il faut donc sans cesse lui offrir des points de repère. Une bonne technique consiste à reformuler avec une syntaxe et un vocabulaire différents l'énoncé concernant l'Argument Un dans le sujet divisé de l'introduction. Ainsi, on comprend d'un seul coup le sujet de ce paragraphe en particulier et sa situation dans le texte. En d'autres mots, la première phrase du paragraphe de développement doit absolument, pour éviter le désintérêt et le manque de confiance du lecteur, fournir à celui-ci un point de repère solide, concis et efficace.

Deuxièmement, vient ensuite la partie principale du paragraphe : les preuves. Une preuve est le développement, la réflexion ou l'analyse d'un fait, d'une idée ou d'un événement qui vise à démontrer que l'Argument Un est fondé et donc vrai. Sans doute, il serait bien absurde d'énoncer des arguments comme ça, sans autre souci que leur nombre : il serait bien trop facile de douter de leur véracité et donc de la valeur du jugement porté, de la thèse défendue. Une preuve se divise donc en deux parties : l'élément de connaissance et l'étalage de compréhension. L'élément de connaissance peut être un fait scientifique, un événement historique ou tiré de l'actualité, un résultat de sondage, une statistique, une citation de spécialiste ou même une simple valeur morale venant appuyer l'argument dont il est question dans ce paragraphe. L'étalage de compréhension consiste à expliquer en quoi l'énoncé de connaissance présenté juste avant prouve justement la valeur de l'argument. Dans le cas d'une citation littéraire, par exemple, il nous faudrait expliquer en quoi les éléments textuels, connotés et syntaxiques viennent démontrer notre argument. Dans le cas d'une statistique, il suffit de faire parler les chiffres, en expliquant clairement ce qu'ils impliquent. Supposons, pour mettre le tout dans une situation réelle, que notre thèse et notre premier argument puissent se formuler sous l'énoncé : « La mise en situation est la meilleure méthode pour aider le lecteur à concevoir et mettre en pratique une méthode d'argumentation, car elle permet d'illustrer par une expérience concrète une théorique comprise partiellement en pensée mais étrangère en pratique, et ce à un grand groupe d'individus. . » Il faudrait ensuite identifier un élément de connaissance, par exemple une citation de Michel Elias, conseiller à la formation chez Fopes : « Les jeux de mise en situation permettent à un groupe de vivre une situation qui simule certains aspects de la réalité sociale. [...] L'apprentissage par le jeu concrétise des options pédagogiques qui consistent à privilégier les méthodes actives, les processus inductifs. » (http://www.iteco.be/Pourquoi-faire-appel-a-des-jeux). Finalement, il faudrait démontrer en quoi cette citation prouve que la mise en situation, telle que présentée par cet illustre spécialiste de l'apprentissage qu'est Michel Elias, permet une meilleure assimilation de l'information en terme de conception et de mise en pratique d'une méthode d'argumentation. Il suffirait ici de dire qu'en effet, comme le dit Michel Elias, la mise en situation permet aux participants du jeu d'entrer en contact avec une réalité théorique devenue pratique par le biais d'une confrontation entre les participants et une situation sociale qu'ils connaissent et où la réalité théorique se retrouve simulée. Les participants créent instinctivement des liens entre cette simulation et la situation sociale qu'ils reconnaissent. Cela les amène, en dernier lieu, à pouvoir généraliser la théorie à toutes les situations connues. De cette façon, le pont entre l'abstraction et la réalité concrète est bâti. Cela est aussi vrai, par correspondance, pour un lecteur qui arrive, par la mise en situation (ou exemple), à établir un lien entre ses connaissances acquises (situations déjà connues) et l'argumentation de l'auteur (théorie abstraite). De plus, comme dit aussi dans la citation, la mise en situation rejoint un plus grand nombre de personnes car elle permet d'atteindre un groupe complet au lieu d'un seul individu. Ainsi, une mise en situation (un exemple) touchera un plus grand nombre de gens, car les connaissances acquises naturellement ou culturellement sont plus communes à un groupe que les capacités de compréhension auditive, visuelle, tactile et sociale. Bref, pour que le développement d'une argumentation soit solide et efficace, il doit être appuyé par des preuves bien structurées, clairement présentées et dont la valeur est fondée sur des élément de connaissance, expliqués par un bon étalage de compréhension utilisant efficacement les méthodes argumentatives, telles que la mise en situation et l'exemple.

(Suite bientôt)

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 09:32

Modifié le mardi 02 décembre 2008 21:28

Le fou

Le fou
Rebonjour à tous! Après un long silence, me prend l'envie soudaine de soumettre à votre sens critique un léger texte très inspiré que j'ai écrit dans les effluves de l'amour. La personne visée se reconnaîtra, même si je ne suis pas toujours aperto libro. Un texte romantique? Paniqué? Refoulé? À vous d'en juger! Laissez vos commentaires, comme d'habitude!


Le fou

Dans le couloir menant à ma chambre, la noirceur fait son deuil du silence écarlate. Devant la porte 222 s'ouvrant sur ma chambre, les semaines passent dans leur carrosse de mauvais augure, portant en accolade les psychologues et les beaux parleurs de la science des fous, ceux que le temps ruisselant comme les larmes chaudes d'un torrent nostalgique a délaissés sur le bord de sa route. La peinture sue sur les murs, elle susurre les mûrs croquis de rêves que j'ai faits en pleurant ma vie. Car, chaque fois les mêmes, mes songes nocturnes me rappellent la silhouette confuse d'un certain clandestin visiteur.
Un homme aux traits fous, aux yeux noirs et à la peau d'ambre. Un jeune garçon au corps de mangue qui dort en mes bras amoureux. Le voilà qui se réveille, les yeux paisibles de chat qui a bien passé sa nuit. Il ronronne un je t'aime qui, versé dans mon oreille avide, s'étend en fleuve d'or rassurant le désert de mon c½ur meurtri. Ses mains s'éveillent comme son regard, des griffes douces et caressantes parcourant mon corps éphémère. Et de moi voir mes doigts, sinueux comme le chemin des pèlerins, se lancer à la course folle contre le flanc félin de sa peau. Entre nos baisers s'effilochent toute la ranc½ur, la rage à l'âme que j'ai. Sa chaleur m'enlaçant la chair comme une couverture de miel. Et en son cou dort le parfum d'un désir que je frôle sans relâche de la langue.
Un homme qui, chaque nuit, vient hanter mon sommeil et qui, au réveil, me laisse dépossédé de son absence. Une brume qui s'agite autour de moi telle la confusion du croyant : mon miracle serait de caresser une peau qui soit tienne sans être rêve, ma foi de te voir un jour, à la clarté d'un vrai soleil, de mes yeux éveillés et amoureux. Que le destin m'offre la chance d'embrasser ses lèvres, son cou, ses flancs et son c½ur. Que ses bras me protègent des aiguilles, des thérapies et de la folie médicale dont on m'entoure.
Je suis l'aliéné de la chambre 222, le plus dément d'entre les déments. Je suis fou, assurément, fou de lui.

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 16:01

Modifié le jeudi 09 octobre 2008 11:58